Education religieuse, éducation républicaine : l’endoctrinement

Cet article est une critique des systèmes d’enseignement actuels comme vecteurs d’endoctrinement, ainsi que d’inégalités.
Je considère ici l’endoctrinement comme « enseignement comportant entre autre un ensemble d’idées dogmatiques, dans lequel les autres perspectives sont ignorées ou fortement dévaluées.
Je parlerai principalement de l’éducation religieuse, qui me semble la plus problématique à ce niveau, mais aussi de l’éducation étatique républicaine et l’éducation active.

L’enseignement religieux, ou la fabrique du dogmatisme

Lorsque l’éducation religieuse est critiquée, ce sont généralement les abus qui sont évoqués, qu’il s’agisse d’enfants violés par des prêtres catholiques en marge d’activités religieuses ou d’un enfant tué dans une école coranique, symptomatique d’abus observés dans d’autres.

Pour autant, je n’ai jamais lu ailleurs que dans des publications anarchistes, des dénonciations de l’enseignement religieux en tant que tel. Et, si l’enseignement français est laïc, les écoles religieuses, qu’elles soient privées sous contrat ou hors contrat, sont parfaitement tolérées. C’est le cas également des structures d’éducation religieuses transmettant aux enfants les dogmes propres à leur culte de manière extra-scolaire.

Il me semble que cette tolérance vient de ce postulat : sauf cas extrême, les parents, en plus de l’emprise qu’ils et elles ont déjà sur leurs enfants du fait de leur statut de parent, ont le droit de choisir comment leurs enfants seront éduqué-e-s, alors que leur corps (donc leurs capacités mentale) sont encore en construction, et qu’ils/elles sont particulièrement vulnérable à des formes d’endoctrinement, religieux ou autre, puisqu’elles et ils ne possèdent pas les outils ou les connaissances qui leur permettraient d’être critique face à ces dogmes (qu’on présente souvent non pas comme des dogmes mais comme des vérités).

En me basant sur cette idée, je considère que toute éducation religieuse, et en général toute éducation ayant pour objectif d’inculquer des dogmes(1), religieux ou autre, est oppressive et donc à proscrire.
Dans un article consacré à la croyance au père noël que j’ai coécrit, nous avons critiqué les adultes qui utilisent leur situation d’autorité pour faire accepter des dogmes à des enfants.          
Cet article se place dans sa continuité.

Pourquoi un enseignement basé sur des dogmes est-il néfaste pour les enfants, et pour la société en général ?        

Je parle ici de l’éducation comme d’une activité systématique (intentionnelle) exercée dans le but précis de former des personnes.
En préambule, il me semble important de prendre une donnée en compte : l’éducation donnée par un adulte à un enfant tend à ne pas être consensuelle. Il est en effet difficile pour les enfants de « choisir » le type et le contenu de leur enseignement de manière éclairée, et plus l’enfant est jeune, plus la tâche est complexe, pour devenir impossible avant un certain âge (qui varie selon les individus). C’est d’autant plus vrai que dans notre système actuel l’enfant ne choisit pas d’aller à l’école, et que la position d’autorité des adultes, parent-e-s ou professeur-e-s, créé un rapport de force fortement en défaveur des enfants(2).           

Partant de ce principe, des groupes refusent l’idée d’éducation, qu’ils différencient avec l’apprentissage.
Je ne suis personnellement pas favorable à empêcher totalement les adultes d’enseigner aux enfants. N’est-il pas bien plus efficace pour eux de recevoir l’enseignement d’individus, adultes mais aussi enfants, plus expérimentés dans le domaine concerné, que de tout apprendre seul-e-s ? Je le pense, à la condition que ces enseignements soient non dogmatiques, contrairement à l’enseignement religieux.    

En effet, voir des dogmes enseignés par des personnes en situation d’autorité non seulement favorise la croyance en ces dogmes, mais contribue à rendre acceptable le fait de ne baser une idée ou opinion que sur un argument d’autorité, et de ne jamais remettre en cause ces idées. Il semble en effet selon cette étude que plus les individus s’identifient à une religion et la pratiquent fortement,moins ils ont de compétence scientifique. Ces données en tête, il me semble légitime de postuler qu’une éducation religieuse donnée aux enfants peut inhiber leur développement de l’esprit critique(3), puisqu’on retire de l’examen au moins certaines questions, ainsi que la capacité à remettre en question ses propres croyances, qu’elles viennent d’enseignant-e-s ou de ses propres conclusions.

Ceci a des conséquences pour la société également, puisque le dogmatisme favorise le rejet de ce qui est considéré comme différent, par défaut vu comme erroné. Il favorise donc, directement (par les exhortations des personnes influentes sur le plan religieux, ou des textes sacrés eux-mêmes) ou indirectement (par l’influence de l’éducation sur le mode de raisonnement) des comportements anti-sociaux en ce qu’ils mettent en danger la coexistence entre individus, et plus généralement le bien-être des individus de la société.
Les exemples ne manquent pas : En France, comme aux Etats-Unis, les croyant-e-s sont plus susceptibles de posséder des idées reçues sexistes ou homophobes. Des individus et institutions religieuses luttent contre le droit à l’avortement (dans les pays où il n’est pas interdit du fait de l’influence de ces mêmes religions) ou au mariage pour tous (lorsque l’homosexualité n’est pas simplement interdite) ou à la PMA, aux lois, aux offensives contre la « propagande LGBT », les non-croyant-e-s etc.     

En prenant ces éléments en compte, et du fait qu’une religion est par essence dogmatique, l’enseignement religieux ne peut être que dogmatique lui aussi, puisqu’il vise à transmettre lesdits dogmes. L’enseignement religieux aux plus jeunes relève donc de l’endoctrinement(4) et devrait être interdit.


Les limites de l’éducation laïque actuelle

Ceci ne se limite pas à l’éducation religieuse. Si l’éducation républicaine est centrée au moins en partie sur la transmission de savoirs scientifiques ou pratiques (lecture et écriture, éducation physique, apprentissage du savoir-faire d’une profession), elle transmet également son lot de croyance : par exemple au libre-arbitre et au mérite qui mène à blâmer, ou du moins à ne pas aider, des personnes les plus pauvres/marginales. Le modèle républicain est ainsi sacralisé, malgré ses nombreux défauts, aucune alternative n’est envisagée. Ceci n’est pas limité ni à la France ni aux pays capitalistes.         
Il existe aussi, sous la forme de pédagogie active, un enseignement partiellement libre de type Montessori ou presque entièrement libre, comme l’école de Sudbury. La pédagogie active est moins dogmatique, mais de fait encore plus inégalitaire que le système d’éducation actuel, car il donne juste plus d’importance aux inégalités face aux dispositifs d’apprentissage, du fait notamment de son caractère plus implicite, puisque les enseignant-e-s surveillent et dirigent moins les élèves.   

Le système éducatif actuel devrait donc être adapté afin de devenir non dogmatique, accorder plus de liberté aux enfants tout en étant aussi peu inégalitaire que possible.

Quelles pistes pour un enseignement non dogmatique ?

Le système que je défends serait mixte, et reposerait sur deux fondements :
– Un accès illimité aux encyclopédies, ouvrages, et articles de tous niveaux, ainsi qu’à des représentations d’œuvres culturelles et à des sources d’information d’actualité de qualité.
– Un enseignement par des professeurs restreint à quelques matières, où l’enseignement repose avant tout sur la méthodologie, avec des disciplines comme la logique, les mathématiques, la lecture et l’écriture, la recherche et l’évaluation de l’information. Pour des disciplines ou métiers précis, peuvent être envisagé pour les enfants, à partir d’un certain âge, des structures d’apprentissage inspirée des guildes du Moyen Âge, proposant un enseignement individualisé, donc plus adapté aux besoins et aptitudes de chacun-e.

Le but de ce système d’éducation serait de donner aux enfants les moyens d’apprendre eux et elles-mêmes, et d’appréhender les informations qu’ils reçoivent de manière critique, mais rien de plus, afin que les enfants soient aussi indépendants que possible dans leur éducation.
Ce système serait à la fois le plus juste et le plus à même de former les enfants, reposant sur quelques cours donnés notamment lors de la jeunesse des élèves, et la liberté d’apprendre accordée aux élèves une fois acquises les bases leur permettant de le faire dans de bonnes conditions.

S’opposer aux modèles d’éducations actuels, liberticides et/ou inégalitaires, me semble essentiel pour toute personne opposée à l’oppression des enfants.

Notes

(1) Je parle ici du dogme comme d’ « une affirmation considérée comme indiscutable, qui ne peut être remise en question ».

(2) Sur la question, je conseille la lecture de La domination adulte, d’Yves Bonnardel. Une conférence sur le sujet : https://www.youtube.com/watch?v=yDLNXE4wCXs

(3) Défini ici comme « une forme de doute méthodique, qui consiste à évaluer la vraisemblance des affirmations ou informations par le raisonnement logique et l’expérimentation »

(4) Ici défini comme « enseignement qui interdit l’apprentissage ou la connaissance éclairée d’autres perspectives »

8 réflexions sur “Education religieuse, éducation républicaine : l’endoctrinement

  1. Merlin

    Salut brave acolyte anonyme,

    Je te signale une formulation hasardeuse dans le quatrième paragraphe. Précisément la phrase commençant par: « On laisse les adultes décider pour les enfants au moment même où ces derniers… ».

    Idem ici: « afin que l’éducation donnée ne dépende pas de ce que la vision des adultes de que doivent devenir les enfants ».

    Il serait intéressant de tester l’hypothèse selon laquelle recevoir des enseignements dogmatiques serait néfaste pour le développement de l’esprit critique (hypothèse cohérente, qu’on s’entende). Je te demande par acquit de conscience, mais je pense que si tu avais une source tu l’aurais donné, non?

    Je m’interroge sur la fin de l’article, quand tu dis: « Ce système serait à la fois le plus juste et le plus à même de former les enfants, reposant sur quelques cours et une liberté accordée aux élèves le reste du temps. ».
    Cette liberté accordée aux enfants ne risque-t-elle pas de recréer le travers que tu dénonces dans les pédagogies actives? Comment évaluer la bonne durée de liberté? La bonne durée de temps passé en cours? La liberté est-elle compatible avec l’enseignement sans risquer de reproduire les inégalités culturelles? J’ai personnellement un avis sur la question que je ne donnerai que si tu me le demande gentiment. 🙂
    En fait j’ai l’impression qu’il est difficile de proposer une solution satisfaisante sous tous les aspects. Ça se ressent un peu plus tôt quand tu dis: « des structures d’apprentissage inspirée des guildes du Moyen Âge, proposant un enseignement individualisé et reposant sur des bases plus égalitaires » mais sans décrire les conditions de réalisation de cet égalitarisme.

    En fait d’une manière générale, ma question est celle-ci, la liberté et l’égalité dont tu parles sont-elles incantatoires ou as-tu imaginé les conditions de leur réalisation?

    Petite faute au prénom d’Yves Bonnardel dans les sources, formes de domination orthographique à n’en point douter!

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    1. Bonjour, camarade, et merci pour ce commentaire.

      1/ J’ai corrigé mes formulations hasardeuses. Concernant le lien entre éducation dogmatique, je m’appuie sur la logique et sur des corrélations, mais je n’ai effectivement trouvé aucune causalité directe. (j’ai cependant trouvé une corrélation assez forte entre identification et pratique religieuse et moins bonnes compétences scientifiques)

      2/ « Comment évaluer la bonne durée de liberté? La bonne durée de temps passé en cours? »
      Je ne sais pas. Je pense que ça dépend des situations, des besoins et du rythme de chaque enfant.

      3/ « La liberté est-elle compatible avec l’enseignement sans risquer de reproduire les inégalités culturelles? J’ai personnellement un avis sur la question que je ne donnerai que si tu me le demande gentiment. »
      Je veux bien. Je ne considère donc pas ma proposition comme parfaite, mais je pense qu’elle mériterait à être essayée. Réduire à rien les inégalités sociales me semble difficile, si ce n’est impossible, et impliquerait des mesures qui dépassent le simple cadre de l’éducation, par exemple par l’égalité des revenu, et la mise en valeur des traits culturels des classes populaires et moyenne pour ré-équilibrer par rapport à la mise en avant actuelle de la culture bourgeoise.

      Je n’ai pas imaginé précisemment les conditions de la liberté et l’égalité, car même si elles sont effectivement accessibles (ce dont je ne suis pas sûr), je pense qu’on ne peut y tendre qu’en mettant à l’épreuve les modèles imaginés (ce qu’on ne peut faire dans un article de blog).

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      1. Merlin

        Re-salut sympathique poto,

        Déjà, merci pour ta réponse.
        Je n’ai pas l’habitude de commenter des productions sur internet, donc n’hésite pas à me faire savoir si je m’y prends mal ou si ça te prend trop de temps pour répondre à mes questions.

        1) Elle est où la corrélation 😦 ?
        Ca me semble cohérent, mais comment savoir si l’effet vient de la forme de l’enseignement ou de son contenu?
        Par exemple, quand les sciences sont enseignées de manière dogmatique, est-ce que la corrélation existe toujours? (contenu réfutable, mais enseignement ne laissant pas de place à la critique)
        La cohérence du propos fait que je te rejoins là-dessus a priori. Mais ça pourrait être intéressant de savoir.

        2) Tu veux qu’il y ait plus de liberté pour ceux qui apprennent plus vite?

        3) Mon avis est que liberté de l’apprenant et éducation sont incompatibles et que les différences culturelles entre individus n’ont pas la moindre importance. Le problème est que ces différences soient déterminantes dans les conditions de vie (entre ceux qui maîtrisent la culture scolaire, donc des dominants, et les autres c’est assez flagrant).
        Pour autant, peut-on être libre sans avoir conscience des déterminismes qui agissent sur nous? Peut-on en avoir conscience sans éducation? Peut-on être libre sans éducation?
        Je pense qu’on est d’accord en fait. L’égalité de revenus serait sans doute un bon moyen pour régler au moins une partie du problème.
        On pourrait supposer que ceux qui comprennent le mieux la façon dont fonctionne le mode sauront vivre dans de meilleures conditions malgré un revenu égal. Ca me semble difficile à soutenir sans faire appel au « mérite », notion dont je sais qu’elle t’irrite au moins autant qu’elle me file de l’urticaire, c’est pourquoi parler de « conditions de vie » est à mon avis plus pertinent que de « revenu ».
        On peut voir ici deux conceptions de l’égalité, on peut les appeler « égalité des moyens » et « égalité des conditions ». Ca nous mène au point suivant.

        4) Il est possible que j’aie mal posé ma question finale dans le message précédent, je reformule (ou alors je n’ai simplement pas compris la réponse).
        De quelle liberté parle-t-on? De quelle égalité parle-t-on? Il me semble difficile de se positionner concernant les effets supposés d’un système d’éducation sans avoir défini les indices (ici égalité et liberté) qu’on souhaite utiliser pour mesurer ces effets.
        Si je t’interroge sur les conditions concrètes de réalisation de la liberté et de l’égalité, c’est parce qu’elles sont à mon aivs totalement dépendante de la manière dont on défini ces concepts.
        Peut-être que certaines des questions que je soulève précédemment (3) trouveront d’elles-mêmes leurs réponses une fois ces termes définis.

        Je remarque que tu as supprimé l’utilisation de la notion d’égalité quand tu parles des guildes du moyen-âge, donc ma remarque n’a peut-être plus beaucoup de sens à ce sujet.

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      2. 1/ En effet, il nous faudrait des études plus précises pour distinguer d’où vient la raison de l’effet « plus de religion, moins de sciences ». J’essaierai de me renseigner.

        2/ Je pense que les enfants qui maîtrisent plus vite les notions de base puissent être autonomes plus tôt, oui.

        3/ « Pour autant, peut-on être libre sans avoir conscience des déterminismes qui agissent sur nous? Peut-on en avoir conscience sans éducation? Peut-on être libre sans éducation? » = je ne pense pas. Je vois l’éducation basique que je propose comme un moindre mal.
        Je suis d’accord avec toi pour dire que la notion de conditions de vie (ou de satisfaction) est plus pertinente que la notion de revenu. Le truc est que le revenu c’est beaucoup plus facile à quantifier, donc c’est à prendre en compte aussi.

        4/ L’égalité et la liberté sont pour moi non pas des objectifs, mais des conditions pour atteindre mon objectif. Mon objectif, c’est le bien être à la fois commun et de chaque individu. Dans ce cadre, j’envisage la liberté comme un bien commun (en opposition à la liberté libérale individuelle. Sur le sujet : https://rebellyon.info/Liberte-des-liberaux-et-liberte-des-21655), et l’égalité on en a parlé plus haut.
        Parce ces trois notions (la liberté, l’égalité, la satisfaction) reposant en partie sur la subjectivité des individus, il me semble difficile de les atteindre pour une personne, et peut-être impossible de les atteindre en tant que communauté, aussi mon objectif est de tendre vers cette satisfaction (et vers la liberté et l’égalité qui la conditionnent). Le système éducatif que je propose n’est pas parfait pour progresser de ce point de vue, mais je ne sais pas si cette perfection est atteignable, alors je propose ce qui me semble être le meilleur compromis, en attendant de le tester/de rencontrer un système qui marche mieux, parce qu’il me semble que ce serait toujours préférable à ce qu’on a actuellement.

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  2. Merlin

    1) Merci beaucoup.

    2) N’est-ce pas contradictoire avec la conception de liberté que tu défends, dans laquelle chacun n’est libre que si les autres le sont? Est-ce pour ça que tu préfères parler d’autonomie dans ta réponse?

    3) Ce serait un genre de paternalisme nécessaire?
    Je suis d’accord pour que le revenu soit pris en compte, je dis simplement qu’il n’a pas nécessairement à être égal pour tous car certains vivront (sans doutes) moins bien même à revenu égal. L’égalité de revenus rejoignant à mon avis le concept d’égalité des chances dont je pense que nous rejetons tous les deux les effets et la construction.

    4) Je pense qu’il n’est pas très pertinent de discuter ici de la teneur de l’article de rebellyon. Car cela serait beaucoup trop couteux en temps pour moi. Au moins maintenant je connais ta conception de la liberté.
    Cependant, je dois dire que selon moi l’article ne rend pas réellement compte de la pensée de Ruwen Ogien, ce qui est dommage, d’autres exemples auraient peut être été mieux adaptés.
    Si tu as à coeur de vérifier par toi-même, peut-être que certains articles le concernant pourraient t’intéresser. Sur un sujet qui de toute évidence t’intéresse:
    http://liberationdephilo.blogs.liberation.fr/2015/11/20/la-religion-nous-rend-elle-meilleurs/
    Sur la question de son « libéralisme » tu trouveras aussi des choses ici (que ne saurais-je conseiller la lecture de tous les articles de ce site):
    https://cortecs.org/superieur/in-memoriam-minimalismus-ruwen-ogien/

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    1. 2) Cela l’est, mais je défend cet entorse éthique parce que, comme je l’ai dit dans l’article, les systèmes d’éducation où l’individu est formé de manière autonome accentuent les inégalités. On peut parler de compromis ou « paternalisme nécessaire, comme tu dis ».

      3/ Je suis d’accord.

      4/ Je ne connaissais pas ce penseur. Je vais me renseigner à son sujet. Merci pour les sources et, plus généralement, merci pour ce dialogue enrichissant.

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  3. Zakharine

    Bonjour,
    Une petite remarque quand à ta suggestion suivante :
    « – Un accès illimité aux encyclopédies, ouvrages, et articles de tous niveaux, ainsi qu’à des représentations d’œuvres culturelles et à des sources d’information d’actualité de qualité. »

    Je pense qu’au-delà de l’accès illimité aux supports de connaissances et savoirs (je pense que de nombreux enseignants te diront qu’ils laissent déjà cet accès-là en illimité dans leur classe, bibliothèque…etc), je pense que ce qu’il faudrait surtout ça serait un temps important donné à chaque enfant dans le cadre de l’éducation, pour accéder à ces ressources-là en illimité.

    Le principe existe déjà par exemple avec le temps de « jeu libre » pour les petits enfants, pour leur permettre une construction autonome et d’expression de la créativité.
    On le retrouve aussi un dispositif qui est mis en place dans certains établissement scolaires qui est un temps de lecture libre 1h par jour pour tout le monde (élèves comme personnels).
    Dans ces deux cas l’activité n’est pas libre, mais le support et l’utilisation qu’on en fait oui.
    Personnellement j’ai l’impression que c’est ce qui manque beaucoup dans l’éducation, c’est du temps à l’apprenant pour choisir ce qu’il veut apprendre

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    1. Bonjour, et merci pour ton retour. Je ne connaissais pas ces initiatives, et elles me semblent plutôt positives.

      Je suis d’accord avec toi quant à l’importance du temps d’accès aux informations et savoirs. L’enjeu pour moi est d’abord former les enfants à utiliser les outils d’accès aux savoirs par la lecture, l’utilisation d’internet, etc., puis de les laisser accéder aux informations de manière libre ce qu’ils/elles souhaitent, par curiosité ou parce que ce serait utile.
      Ce n’ai qu’une esquisse, il y a de nombreux points de mon ébauche de système qui mériteraient d’être approfondis par l’expérience.

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